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Stratégie

Publié le : 10/09/2026

Mis à jour le : 19/06/2026

Relations presse : Quand on paie un plateau TV, il faut l’assumer !

Vous avez été invités par une rédaction ? Très bien. Vous avez investi dans un dispositif média ? Très bien aussi. Mais pour le bien de nos métiers, évitons simplement de présenter ces deux réalités comme si elles étaient identiques.

Quand on paie un plateau TV, il faut l’assumer. Et ne pas le présenter comme une invitation journalistique. Pour le bien des RP et du journalisme !

Je remets ce sujet sur la table parce que j’ai encore vu passer un post LinkedIn qui entretenait la confusion.

Une publication où on racontait avec émotion un passage sur un plateau TV, heureux que le dirigeant ait été choisi pour passer à l’antenne. Sauf que l’émission en question faisait partie d’un dispositif sponsorisé.

Comment on le sait ?

Il y a plusieurs signes, mais le plus simple à détecter, même quand on n’évolue pas dans le métier, c’est celui-là : la mention « Partenaire ». (Du même acabit que « sponsorisé » ou « en collaboration »)

Bien sûr que voir son entreprise mise en lumière reste un moment important. Et il n’y a aucune honte à acheter de la visibilité.

Ce qui me dérange davantage, c’est quand on raconte l’opportunité comme si elle avait été obtenue grâce à un choix éditorial.
Qu’on soit bien d’accord : je n’ai rien contre les dispositifs sponsorisés, les partenariats médias ou les plateaux obtenus dans le cadre d’opérations commerciales.
Au contraire. Je les intègre moi-même de plus en plus dans mon activité de conseil lorsqu’ils sont pertinents et répondent à un objectif précis.
Mais ils ne racontent pas la même histoire que des relations presse.

D’un côté, vous investissez dans un dispositif de visibilité. Vous contrôlez vos messages.
De l’autre, une rédaction décide de vous donner la parole parce qu’elle estime votre sujet intéressant pour son audience.
Les deux approches peuvent être complémentaires. Les deux ont leur valeur.

L’attaché(e) de presse peut même aider à élaborer et structurer les contenus dans le cadre du format acheté, ou bien participer au media-training. Mais les confondre ne rend service à personne. Ni aux dirigeants qui découvrent les mécaniques de la communication. Ni aux attachés de presse qui se battent pour démontrer la valeur de leur travail. Ni aux journalistes dont le métier consiste précisément à sélectionner et vérifier l’information.

Je suis convaincue qu’il n’y a rien de plus valorisant que d’assumer sa stratégie de communication telle qu’elle est.

Vous avez été invités par une rédaction ? Très bien.
Vous avez investi dans un dispositif média ? Très bien aussi.
Mais pour le bien de nos métiers, évitons simplement de présenter ces deux réalités comme si elles étaient identiques.

La transparence n’enlève rien à la réussite. Au contraire, elle lui donne davantage de crédibilité !

📸 Visuel que j’ai généré par l’IA sur la base de mon post

Écrit par :

Mary Grammont

Paroles de dircoms

Être directeur ou directrice de la communication est avant tout un métier de l’ombre. C’est peut-être la raison pour laquelle ces professionnels prennent peu la parole. Celle-ci est pourtant utile pour partager des convictions, des expériences, des expertises… voire indispensable, pour mieux expliquer à celles et ceux qui ne connaissent pas les missions et responsabilités de la communication, ou faire comprendre à d’autres qui en douteraient, que la com est un métier.