Menu

écrit Par :

Stratégie

Publié le : 10/07/2026

Mis à jour le : 09/07/2026

Les DirCom ne sont plus seulement ceux qui informent, valorisent…

À mesure que l'exécution se banalise, la valeur du DirCom se déplace vers ce qui ne s'automatise pas : la lucidité, le discernement et la capacité à créer durablement de la confiance.

Baromètre Comfluence DirCom 2026 ➡️ Les DirCom ne sont plus seulement ceux qui informent, valorisent… Acteurs de la gouvernance, leur mission vise à servir la cohérence, la confiance et la capacité d’action de leur organisation dans un environnement plus instable, fragmenté et polarisé.

Quelques enseignements clés décryptés avec mon associé Jérôme Ripoull :

  • La communication ne frappe plus à la porte de la stratégie : elle est désormais dans la pièce où les décisions se prennent mais la reconnaissance n’a pas supprimé les difficultés. Les inquiétudes se déplacent. Elles portent désormais moins sur la légitimité de la fonction que sur sa capacité à agir dans un contexte marqué par la contraction des moyens, l’accélération des cycles d’information, la fragmentation des publics et la multiplication des crises.
  • Trois sujets dominent très clairement : l’engagement des collaborateurs, la réputation et la prise de parole des dirigeants. Ce trio est révélateur. Il montre que la communication travaille désormais sur ce qui fait tenir l’entreprise : la cohésion interne, la confiance externe et l’incarnation du projet collectif.
  • L’IA a désormais un impact considérable. Elle est massivement utilisée pour produire des contenus, rédiger des notes ou personnaliser des messages. En revanche, elle reste peu mobilisée sur les fonctions de discernement, de décision ou d’anticipation. Les attentes remontent vers le conseil, la stratégie et l’anticipation. Les agences ne sont plus seulement attendues comme des prestataires capables de produire des contenus. Elles sont sollicitées comme des partenaires capables de comprendre le business, de lire les évolutions sociétales et d’aider les organisations à se projeter dans la durée.
  • Les entreprises sont de plus en plus sollicitées sur des enjeux qui dépassent leur seul périmètre économique : souveraineté, transition écologique, santé, vieillissement, résilience ou encore cohésion sociale. Les attentes portent moins sur des prises de position idéologiques que sur la capacité des entreprises à agir concrètement sur les grands défis contemporains.
  • La – diplomatie d’entreprise – traduit parfaitement la réalité du métier aujourd’hui. Les DirCom évoluent dans un univers où les attentes des collaborateurs, des médias, des pouvoirs publics, des clients, des investisseurs et de la société peuvent parfois entrer en tension. Leur rôle consiste à faire dialoguer ces attentes, à construire des équilibres et à préserver la capacité de l’entreprise à agir. Un professionnel capable de comprendre le business, de lire les rapports de force, d’anticiper les risques, d’accompagner les transformations et de maintenir la cohérence de l’entreprise dans un environnement instable.

À mesure que l’exécution se banalise, la valeur du DirCom se déplace vers ce qui ne s’automatise pas : la lucidité, le discernement et la capacité à créer durablement de la confiance.

Écrit par :

Vincent Lamkin

Paroles de dircoms

Être directeur ou directrice de la communication est avant tout un métier de l’ombre. C’est peut-être la raison pour laquelle ces professionnels prennent peu la parole. Celle-ci est pourtant utile pour partager des convictions, des expériences, des expertises… voire indispensable, pour mieux expliquer à celles et ceux qui ne connaissent pas les missions et responsabilités de la communication, ou faire comprendre à d’autres qui en douteraient, que la com est un métier.