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Stratégie

Publié le : 04/06/2026

Mis à jour le : 26/05/2026

Le recrutement devient parfois un système de consultation gratuite déguisée

Pourtant une compétence stratégique a une valeur. Même avant signature d'un contrat de travail.

Un ami que je vais nommer NKD me partageait récemment une chose bien triste, que j’ai moi même vécu dans le passé.

Vous postulez… et après deux trois entretiens on vous demande :

  • Analysez nos réseaux sociaux.
  • Faites un diagnostic.
  • Identifiez les points faibles.
  • Proposez 10 axes d’amélioration.
  • Présentez une stratégie de contenu.
  • Refaites notre image de marque.

Puis silence radio.

À quel moment un test de recrutement devient-il une mission de conseil non rémunérée ?

Évaluer un candidat est normal. Mais demander :

  • Un audit complet.
  • Une stratégie détaillée.
  • Des recommandations opérationnelles.
  • Des idées de contenus.
  • Un plan marketing exploitable…

Ce n’est plus un test. C’est du travail.

Le plus paradoxal ? Certaines entreprises incapables de structurer leur propre communication demandent à des candidats de résoudre gratuitement des problèmes internes que leurs équipes n’arrivent pas elles-mêmes à traiter.

Un bon test mesure :

  • La logique.
  • La capacité d’analyse.
  • La manière de réfléchir.

Il ne devrait pas servir à récupérer gratuitement des livrables stratégiques.

Le problème n’est pas seulement le manque de réponse après. Le problème, c’est la banalisation de l’expertise gratuite. Et ensuite, les mêmes entreprises parlent de valorisation des talents. Le monde professionnel adore transformer le temps des autres en ressource gratuite, puis appeler ça un processus RH. Les professionnels du marketing, de la communication, du design et de la stratégie doivent commencer à poser des limites plus claires.

Une compétence stratégique a une valeur. Même avant signature.

 

Sur le même thème, retrouvez la tribune de Frédéric Fougerat : Non, un professionnel ne travaille pas pour rien !

Écrit par :

Franck Dosso

Paroles de dircoms

Être directeur ou directrice de la communication est avant tout un métier de l’ombre. C’est peut-être la raison pour laquelle ces professionnels prennent peu la parole. Celle-ci est pourtant utile pour partager des convictions, des expériences, des expertises… voire indispensable, pour mieux expliquer à celles et ceux qui ne connaissent pas les missions et responsabilités de la communication, ou faire comprendre à d’autres qui en douteraient, que la com est un métier.