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Publié le : 03/09/2026
Face au communicant, le professionnel de l’objet média doit changer de posture
Il ne vend pas un objet, il vend un service. Mieux : il apporte une solution de communication.
Communiquer, c’est créer de la relation. Pour y parvenir, il faut attirer l’attention, intéresser, interroger, se différencier. Et parfois surprendre. L’objet media peut contribuer à gagner cette bataille de l’attention. Mais à une condition : être le bon média, au bon moment, pour la bonne cible.
Un objet peut avoir une valeur affective. Il peut être utile, durable, et c’est un média non agressif. Mais toutes ces qualités ne valent rien si elles ne servent pas une intention de communication.
C’est pourquoi l’objet media doit cesser d’être considéré comme un simple objet.
Comme toujours en communication, la recherche de l’originalité peut être un piège. Elle devient même une erreur lorsqu’elle est une finalité.
L’objectif de la communication n’est pas de produire du « waouh ». Ni du fun. Ni du sexy. Ni de quoi flatter l’ego d’un dirigeant.
L’objectif est de servir une stratégie.
La première question d’un communicant doit toujours être : pourquoi ? Quelle est mon intention, pour avoir quel impact ?
Il n’y a pas de mauvaise réponse au pourquoi. Encore faut-il qu’il y en ait une. Et qu’elle ne soit pas : « Parce qu’on l’a toujours fait ! »
Le danger avec l’objet media est précisément de le penser comme un « outil », au lieu de le penser comme un média, porteur d’une intention et d’un message.
Penser outil est la première erreur en matière de communication, des personnes dont ce n’est pas le métier.
Le professionnel de l’objet media doit donc changer de posture. Il ne vend pas un objet. Il vend un service. Mieux : il apporte une solution de communication.
La mission de la Com est de produire de l’intelligence. Pas de livrer des outils.
L’objet est un canal parmi les autres. Il doit être réhabilité, car il est souvent oublié ou absent du schéma mental du communicant. Mais c’est un canal. Comme un autre. Mais pas moins qu’un autre. Avec ses spécificités.
Personnaliser n’est pas toujours communiquer
La personnalisation de l’objet media peut augmenter sa valeur perçue. Mais attention à ne pas susciter l’émotion en oubliant le message.
L’objet media est, comme son nom l’indique, un média. Il peut aussi être un cadeau. Les deux sont possibles. Mais ce n’est pas la même chose.
Si l’objectif est de créer de la relation ou du lien, personnaliser un cadeau peut renforcer l’émotion. À condition que l’objet soit qualitatif et que sa personnalisation le soit aussi.
Si l’objet est avant tout un média destiné à véhiculer un message, la personnalisation n’est pas nécessairement pertinente.
Elle peut même devenir un piège si la marque ne parle plus d’elle-même, l’émetteur, mais de celui à qui l’objet est destiné, le récepteur.
Elle ne fait alors plus sa communication. Là encore, la personnalisation doit répondre à une intention.
Le don d’un objet media doit avoir un sens, pour celui qui l’offre comme pour celui qui le reçoit. Pour celui qui l’offre, parce qu’il doit répondre à une intention de communication. Pour celui qui le reçoit, parce qu’il doit produire un impact.
Et sans jamais oublier l’essentiel : l’objet media ne remplace ni la qualité d’un service, ni celle d’une rencontre. Il ne crée pas l’expérience. Il peut en revanche la prolonger, et la rendre plus mémorable.

