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écrit Par :

Stratégie

Publié le : 23/06/2026

Mis à jour le : 16/06/2026

La communication n’est pas un défibrilateur

Tu ne réanimes pas un cadavre avec un post LinkedIn en décembre.

Un hôtel m’a contacté en novembre 2025 :

  • Taux de remplissage en chute libre.
  • Décembre qui approche.

La panique qui s’installe.

𝗟𝗲𝘂𝗿 𝗽𝗿𝗼𝗽𝗼𝘀𝗶𝘁𝗶𝗼𝗻 : On vous teste un mois pour voir si le chiffre d’affaires remonte.

J’ai refusé. Pas par arrogance. Par respect pour mon métier et pour eux.
Parce que cette phrase révèle quelque chose de fondamental sur la façon dont beaucoup d’entreprises comprennent encore la communication et même le marketing :

Un outil magique qu’on active en urgence.
Un bouton sur lequel on appuie quand tout s’effondre.
Un test qu’on lance quand on n’a plus d’autre option.

La vérité que personne ne leur a dite : Un hôtel qui peine à remplir ses chambres en novembre n’a pas un problème de communication/marketing depuis novembre.
Il a un problème de communication depuis des mois. Parfois des années.

❌ Absence de positionnement clair.
❌ Aucune stratégie de fidélisation.
❌ Zéro présence digitale construite.
❌ Aucun travail de réputation préalable.

Et soudain, parce que décembre approche… on appelle le consultant en communication… En urgence. Avec un budget compressé. Et une attente de miracle en 30 jours.

𝗖𝗲 𝗾𝘂𝗲 𝟯𝟬 𝗷𝗼𝘂𝗿𝘀 𝗽𝗲𝘂𝘃𝗲𝗻𝘁 𝗲𝘁 𝗻𝗲 𝗽𝗲𝘂𝘃𝗲𝗻𝘁 𝗽𝗮𝘀 𝗳𝗮𝗶𝗿𝗲.
✅ En 30 jours on peut lancer des actions. On ne reconstruit pas une réputation.
✅ En 30 jours on peut créer de la visibilité. On ne crée pas de la confiance.

La communication n’est pas un défibrillateur. On ne l’applique pas sur un patient en arrêt cardiaque en espérant qu’il court un marathon le lendemain.

𝗖𝗲 𝗾𝘂𝗲 𝗷’𝗮𝘂𝗿𝗮𝗶𝘀 𝗽𝘂 𝗳𝗮𝗶𝗿𝗲.
✅ Accepter. Encaisser le chèque. Livrer des actions pendant 30 jours.
✅ Et regarder l’hôtel conclure que

La communication ça ne marche pas comme ça, parce que le taux de remplissage n’a pas triplé en 4 semaines.

J’ai préféré leur dire la vérité. Même si cette vérité ne me rapportait rien ce jour-là.
« Votre problème ne date pas de novembre. La solution ne viendra pas en décembre. Si vous voulez des résultats réels, nous travaillons sur 6 mois minimum. Sinon, je ne suis pas la bonne personne pour vous. »

Ils ont raccroché.
Trois semaines plus tard, j’ai constaté qu’ils avaient confié ce travail à un stagiaire.

Ce que cette histoire confirme. Les entreprises qui obtiennent des résultats durables ne sont pas celles qui appellent le consultant quand tout s’effondre.
Ce sont celles qui ont compris que la communication ou le marketing se construisent dans les moments calmes.

✅ Quand les chambres sont pleines.
✅ Quand le carnet de commandes est plein.
✅ Quand l’urgence n’existe pas encore.

C’est là, et seulement là, que le vrai travail commence.

Écrit par :

Vaneyck Sepha

Paroles de dircoms

Être directeur ou directrice de la communication est avant tout un métier de l’ombre. C’est peut-être la raison pour laquelle ces professionnels prennent peu la parole. Celle-ci est pourtant utile pour partager des convictions, des expériences, des expertises… voire indispensable, pour mieux expliquer à celles et ceux qui ne connaissent pas les missions et responsabilités de la communication, ou faire comprendre à d’autres qui en douteraient, que la com est un métier.