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AuditStratégie

Publié le : 26/05/2026

Les journalistes ne couvrent pas les réseaux sociaux… Ils leur assignent un rôle

109 262 articles et 21 ans de presse quotidienne française passés au crible pour obtenir au final une grille de lecture qui devrait être posée sur le bureau de chaque communicant.

L’observatoire des pratiques socio-numériques (OPSN) vient de publier « Aux origines d’un monde », les réseaux sociaux dans la presse quotidienne française de 2003 à 2024.

Au-delà de la prouesse méthodologique, c’est un éclairage précieux pour notre métier d’agence de communication et d’influence Comfluence CICOMMUNICATION Opinion Valley et notre propre observatoire consacré aux fédérations et organisations professionnelles Observatoire OFOP

Ce que je retiens, pour nous et pour nos clients :

Chaque plateforme s’est vu assigner un rôle médiatique.

 

Twitter/X = politique et controverses (et ressource n°1 des rédactions, bien au-delà de son audience réelle).

LinkedIn = légitimité économique, « chouchou » des médias de droite.

Instagram = récit de soi, sport, culture, hors politique.

Tiktok = radicalités et géopolitique.

Snapchat = faits divers et adolescence.

Facebook = partout, donc presque invisible.

 

Conséquence opérationnelle : un message ne se décline pas, il se reformule. Le cadrage journalistique attendu varie radicalement d’une plateforme à l’autre, bien plus que les seules audiences.

 

▸ 2018 a tout fait basculer. Le récit médiatique est passé de l’émerveillement au désenchantement (régulation, données, désinformation, IA). Toute prise de parole de marque sur le numérique doit désormais intégrer cette grille critique. L’enthousiasme techno ne « prend » plus.

▸ Les points aveugles sont des opportunités. Écologie du numérique, santé mentale des ados, sur-exposition aux écrans, portabilité des données : sous-traités par la presse. C’est là que se logent les angles différenciants pour les marques qui veulent émerger.

▸ La fermeture des API crée des zones d’ombre. Depuis 2023, X n’est plus analysable. Pour nous tous : la veille devient plus chère, l’influence sur ce réseau social plus opaque, la mesure forcément plus politique.

Bravo et merci à Pierre Ratinaud, Brigitte Sebbah pour ce travail rigoureux — et à l’OPSN / Université de Toulouse pour sa mise en libre accès.

Rapport en accès libre ICI

Écrit par :

Jérôme Ripoull

Paroles de dircoms

Être directeur ou directrice de la communication est avant tout un métier de l’ombre. C’est peut-être la raison pour laquelle ces professionnels prennent peu la parole. Celle-ci est pourtant utile pour partager des convictions, des expériences, des expertises… voire indispensable, pour mieux expliquer à celles et ceux qui ne connaissent pas les missions et responsabilités de la communication, ou faire comprendre à d’autres qui en douteraient, que la com est un métier.